Consommer / produire autrement

Consommer et produire autrement, cela signifie construire une alternative à la société de consommation d’aujourd’hui.

Nos sociétés occidentales consomment massivement des produits à moindre coût, au mépris de considérations qualitatives, environnementales et éthiques. Ce constat n'est pas inéluctable. De plus en plus d'alternatives citoyennes permettent aujourd'hui de modifier ses habitudes de consommation et de chercher collectivement les clés d'un quotidien durable. Ces alternatives prouvent qu'il est possible d'agir, de produire et de consommer autrement pour une autre vision de la société, plus coopérative, solidaire et durable, en privilégiant la qualité sociale et environnementale.

Elles touchent tous les domaines du quotidien : l'alimentation, la santé, l'énergie, les déplacements, la réduction des déchets...  Ci-dessous quelques exemples non exhaustifs de ce qui existe en région Hauts-de-France.

consommer-produire autrement
La consommmation responsable

La consommation est responsable si elle tient compte de son impact sur l'environnement et la qualité de la vie humaine : santé, gestion des ressources naturelles, économie, gestion de l'espace, qualité de l'environnement, lutte contre la pauvreté et exclusion sociale, vie sociale, culture, etc.

S'il n'y a pas une seule définition de la consommation responsable, on peut néanmoins définir différents critères :
- acheter en fonction de critères sociaux et écologiques ;
- favoriser l’équité entre producteurs, distributeurs et consommateurs ;
- chercher à préserver une diversité d'offres ;
- analyser ce qu'on achète (composition, origine, filière…) ;
- consommer mieux plutôt que consommer plus.

Produire autrement

C'est inventer un nouveau modèle de production, plus respectueux de l’homme et de l’environnement. Partout à travers la France, des femmes et des hommes sortent des sentiers battus pour produire autrement, plus durablement, plus efficacement et adoptent des méthodes novatrices ou trop peu connues. Ces personnes font bouger les habitudes et les idées reçues.

Produire autrement c’est aussi, à l’heure du numérique et de la participation, imaginer de nouveaux procédés de fabrication industriels ou artisanaux : innovation, recherche technologique ou universitaire, responsabilité sociétale des entreprises, mutualisation et coopération, accessibilité des équipements et des services aux personnes handicapées, circuit courts, économies d’énergie, réemploi, retraitement des déchets...

 

Légumes locaux
Le commerce équitable

Le commerce équitable vise à soutenir, au travers de la consommation, des relations commerciales respectueuses des hommes et de l’environnement. Il promeut l'existence d'un partenariat commercial, fondé sur le dialogue, la transparence et le respect, dont l’objectif est de parvenir à une plus grande équité dans le commerce mondial.

Ses principaux objectifs sont :

  • d'améliorer les conditions de vie et le bien-être des producteurs pour leur permettre de vivre de leur travail,
  • de promouvoir les pratiques environnementales saines,
  • de sensibiliser les consommateurs aux mécanismes du commerce international et à l'impact que peuvent avoir leurs choix de consommation.

A l'origine plutôt limité aux échanges Nord-Sud, la loi sur l'économie sociale et solidaire du 31 juillet 2014 fait évoluer la définition du commerce équitable en étendant son champ d'application aux échanges avec les producteurs au Nord, notamment en France. Cette évolution majeure autorise désormais les entreprises à utiliser la mention « commerce équitable » sur des produits français, conduisant à la publication de la Charte nationale du « Commerce Équitable Local ».

Les circuits courts

Les AMAP (Associations pour le maintien d'une agriculture paysanne) se sont créées en France sur des modèles qui existaient déjà dans d’autres pays. Il s’agit d’un système de vente directe basé sur l’engagement mutuel d’un producteur et de consommateurs organisés en association. Chaque adhérent de l’AMAP signe un contrat pour une durée longue, qui l'engage à soutenir le producteur, en contrepartie de la garantie d'une production saine sans pesticide, dans le respect de la charte de l’agriculture paysanne, livrée de manière régulière sous forme de « paniers » à un point fixe. Les adhérents sont solidaires des aléas de la récolte et s’engagent également dans le quotidien de l'exploitation (chantiers conviviaux, récoltes, distributions...).

Plus d'infos auprès du réseau régional.

A télécharger...
  Charte nationale des AMAP [.PDF - 445.02 Ko]
AMAP
Tourisme responsable
Le tourisme responsable

Sur le principe du commerce équitable, le tourisme solidaire - également appelé tourisme équitable ou responsable - a pour but une répartition équitable des ressources générées par les activités touristiques. Les bénéfices sociaux et financiers sont en effet perçus en grande partie localement et les activités élaborées conjointement avec les communautés d'accueil. Que ce soit le tourisme local en Hauts-de-France ou le tourisme à l'international, les retombées sont importantes pour les populations.

Les énergies renouvelables

Dans le domaine de l'énergie, deux types de mobilisations se développent : la réduction de la consommation, couplée à la production d'énergies renouvelables, en remplacement progressif des énergies fossiles.

Fournies par le soleil, le vent, la chaleur de la terre, les chutes d’eau, les marées ou encore la croissance des végétaux, ces dernières n’engendrent pas ou peu de déchets ou d’émissions polluantes et facilitent la gestion raisonnée des ressources locales et génèrent des emplois.

Des coopératives de production ont vu le jour ces dernières années en Hauts-de-France, comme par exemple ENERCOOP, qui injecte sur le réseau de l’électricité produite uniquement à partir des sources d’énergie renouvelables, ou encore EnergETHIC, qui développe des projets citoyens de production d'énergies renouvelables dans le Pas-de-Calais, en y associant les acteurs du territoire.

Energies renouvelables
écomobilité
Mobilité douce et transports alternatifs

La part croissante des rejets de CO2 dans les transports amène à nous interroger sur nos pratiques actuelles en termes de mobilité.

Le développement de la mobilité douce, qui a uniquement recours à l'énergie humaine, tels que la marche à pied et le vélo, ne cause que très peu d'émissions de dioxyde de carbone - gaz "à effet de serre" - et permet d'agir contre le réchauffement climatique.

L'écomobilité regroupe la mobilité douce et les modes de transport motorisés les plus respectueux de l'environnement, tels que les transports publics, le covoiturage et l'autopartage.

Les Hauts-de-France ne sont pas en reste sur ce sujet. De nombreuses actions se développent un peu partout, en milieu rural comme urbain, de la promotion du vélo aux systèmes de voitures partagées en passant par l'organisation de pedibus ou encore le renforcement des transports en commun.

Plus d'infos sur le site du centre ressource en écomobilité.

Une hybridation des ressources indispensables : Les organismes de l'Ess s'inscrivent pleinement dans une économie plurielle.

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